"366 x 2008" mon photo-journal est devenu un film !?!

Evidemment, ça n’est pas du John Woo. Ni du Tarantino. Ni du Audiard ou du Téchiné d’ailleurs… Et alors quoi ?

Il s’agit tout simplement du montage du blog photographique construit, au jour le jour, pendant l’année 2008. Soit un diaporama des 366 images avec autant de textes postés, chaque soir, ici-même.

A l’origine destiné à accompagner l’exposition “366×2008” faite à l’occasion des “Ateliers portes ouvertes de Belleville” (05/09), ce montage s’est avéré, à ma grande surprise, durer 1h27 ! Soit, à ma connaissance, le premier long-métrage non prémédité de l’histoire de l’audiovisuel français…

Les multiples et encourageants retours que j’ai eu m’incitent à le montrer à nouveau, sans savoir encore très bien quelle direction lui donner : édition d’un livre-DVD ? exposition dans une galerie ? festival de photos ? de documentaires…?

Il faut avouer que pour “incarner” et rendre digeste ce déroulé photographique d’une révolution solaire complète, j’ai demandé à une douzaine de “proches” de me prêter leur voix. Et ainsi donner corps à mes mots. Tous, pour une raison ou une autre, me touchent ou symbolisent des univers ou des sphères qui me sont personnelles : familiale, amicale, professionnelle, émotionnelle…

Voici donc, par ordre alphabétique, ce casting idéal qui a enflé de façon inconsidéré jusqu’à compter vingt contributeurs :
Bastien Ballouhey, Jean-Marc Barr, Stephan Bonnefoy, Marie-Pierre Chenebault, Jade Choquenet, Hélène de Falco, Christophe d’Yvoire, Daniel Duval, Philippe Grimbert, Grégory Jacques-Aumérégie, Gideon Koppel, Didier Mallet, Jo Maso, Alysson Paradis, Jade Phan-Gia, Charlotte Rampling, Maxime Rebière, Gaspart Ulliel, My-Lan Valletoux et Aline Vedovato-Mauge. Professionnels ou non, ce n’est pas simple de se retrouver, au débotté, devant un micro. Surtout avec moi juste en face ! Qu’ils en soient tous très chaleureusement remerciés…

Je suis donc heureux de vous convier à une nouvelle projection de cet OVNI (Objet Visible Non Identifié), qui aura lieu le mercredi 10 juin prochain, de 17 à 21h30, au théâtre de l’Embarcadère qui a la gentillesse de nous accueillir.

Théâtre de l’Embarcadère, 37 rue des Trois Bornes, Paris 11ème.

Evidemment, si le cœur vous en dit, un flash-back vers ce blog 2008 est toujours possible en déroulant la page ci-dessous.

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2008 : post-scriptum

Il y eut des journées plus longues que d’autres. Des semaines interminables. Des mois qui défilent, sans crier gare. Quelques nuits blanches. Au total, trois cent soixante six jours de vingt-quatre heures, parait-il. Bref, 2008 fut une année bissextile comme les autres. Somme de vide et de plein, de rire, d’ennui, d’espoir et de douleur. La voici qui s’échappe sans qu’il soit encore possible de savoir ce qu’il en restera. Le tri se fera, par étape, parmi les évènements marquants ou fugaces, des objectifs auxquels on a tenté ou simplement feint de coller, ces urgences à urger, des rendez-vous manqués ou des rencontres qu’on espèrerait toujours inoubliables.

Hier soir, j’ai terminé la lecture du Livre du rire et de l’oubli, glissé au dernier moment dans ma valise. Au détour d’une page, Kundera écrit à propos de l’un de ses personnages : “celui qui ne se soucie pas du but ne demande pas où il va”.

C’est très exactement dans cette état de parfait candide que j’ai voulu, début 2008, garder l’image de chacune de mes journées, comme on regarde filer le sable entre ses doigts. Mais très rapidement, j’ai compris que s’astreindre à faire une photo par jour (selon quel critère d’ailleurs ? graphique ? énergique ? esthétique ? égocentrique ?…) revenait à lancer, jour après jour, une pièce en l’air en se persuadant qu’elle retombera toujours du bon côté.

L’exercice s’est transformé en défi, régulièrement. Ces jours-là, le marathon photographique devenait une gymnastique inconfortable dont la position de base consistait à avoir le nez en l’air, tout en gardant la tête dans le guidon.

A plusieurs reprises, j’ai pensé aux exercices de style qu’affectionnait l’écrivain Georges Pérec. Ni voyez aucun besoin de référence, ni aucune révérence, mais comment se souvenir sans songer à la clef de voûte de son œuvre. Voici donc ma contribution au plagiat généralisé qui caractérise si bien notre époque. Je me souviens…

Je me souviens donc avoir vu, adolescent, une exposition de photographie. La première certainement perçu avec la certitude, ou au moins le désir, de faire mien ce métier. Etait-ce William Klein qui était à l’honneur, je ne sais plus… N’empêche que, dans un texte court et malin, le photographe exposait l’équation suivante : partant du principe qu’il utilisait généralement la vitesse d’obturation du cent-vingt-cinquième de seconde ; que le nombre de photos exposées avoisinait les deux cents… Alors cette rétrospective censée “couvrir” plus d’une trentaine d’années de labeur ne donnait à voir, tout compte fait, que deux secondes de vie. CQFD.

Je vous laisse donc le soin de calculer la durée globale de ces 366 images.

Voir, photographier, avec ou sans traitement chimique, est toujours un acte révélateur. Pourtant je n’imaginais pas qu’à trop vouloir montrer, à trop vouloir parler de ce(ux) qui me font face, témoigner de ceux ou celles qui m’entourent ou m’attirent, cette chronique aurait finit par révéler, à ce point, une partie de moi-même.

Aussi, après une orbite complète focalisée autour de mon œil, je ressens pour l’année qui vient le besoin impérieux de prendre le large. Aller voir ailleurs… sans plus avoir à en rendre compte.

Le premier trimestre de 2009 se passera, pour moi et ma famille, en Asie du Sud-Est. Au dernier moment, c’est finalement un vieux Mamiya C220 argentique qui a pris place dans mon sac photo. La tannée de l’instantané, ce ne sera donc plus cette année !

Wait and see…

Bangkok, le 24 janvier 2009.

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31/12/08 : cul-de-sac

Cela aurait dû ressembler à une apothéose. Finir l’année dans les airs, pour démarrer la suivante à l’autre bout du monde. Et ça se termine en eau-de-boudin ! Un pneu qui éclate au contact du tarmac parisien, un éclat qui se plante dans le fuselage, et voici le zinc qui devait nous convoyer vers Bangkok inapte au service aérien. C’est donc à l’hôtel Ibis de Roissy-en-France que nous passerons la Saint-Sylvestre. De l’année, je ne me suis jamais couché aussi tôt ! Alors, pour clôturer ce blog comme il a démarré il y a 365 jours, je ne résiste pas au plaisir de citer ma fille My-Lan qui a passé la journée à souhaiter, à qui voulait bien l’entendre, une très “Bonne Annéversaire”. Que du bonheur !

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30/12/08 : débordement

Parviendra-t-on à tout faire rentrer dans nos valises ?

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29/12/08 : place vide

A qui le tour ?

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28/12/08 : Vincent et Théodore

Gloires posthumes au cimetière d’Auvers-sur-Oise.

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27/12/08 : noël (bis)

Récital en famille.

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26/12/08 : marée basse

Les mouettes. Sans Tchekhov.

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25/12/08 : effets secondaires

“- Je vous jure, monsieur l’agent, le clocher… Il allait décoller !”

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24/12/08 : illuminés

Joies et frayeurs enfantines.

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