13/11/08 : volatiles

Ne jamais prévoir où poser le regard.

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11/02/08 : gaulois, gauloises

Il y a des jours où le ciel nous tombe vraiment sur la tête. Pourtant plus personne ne songerait à prendre l’expression au premier degré. Mes pas se détournent souvent vers la rue Piat, à mes yeux le plus beau panorama parisien. Ici, rares sont les touristes mais, chaque soir, au minimum une quinzaine de Gaulois -des néos, des vieillots, des bobos, des pas jojos… – s’agglutine et fait son miel du divin spectacle. Une fraternité silencieuse de contemplatifs.

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01/02/08 : l'arbre qui cache la photo

Comme souvent chez les photographes, Christophe déteste se retrouver du côté face de l’image. Plume rigoureuse assortie d’un regard d’une grande liberté, il est l’auteur d’un bouquin colossal sur les plus vieux arbres du monde, intitulé Les Patriarches. Mais, chut… Ne l’ébruitez pas trop fort : cet ancien rédacteur en chef d’un mensuel de cinéma (qui commence par S et finit par O) est de nature très discrète. Respect ! (cliquez ici)

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26/01/08 : brin de zinc

Avec le récent désenfumage des bistrots fleurit une nouvelle génération de garçons de café. Nettement moins taciturnes.

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16/01/08 : mémoire vive

L’écrivain François Jonquet est venu voir mes portraits de Daniel Emilfork, pour la couverture d’un livre qu’il lui consacre.
Tout tient dans une boite Kodak 24/30 : les négatifs, planches contactes et tirages de quatre séances faites entre 1996 et 2001. En les parcourant, les mots raffinés et graves, l’improbable accent, les fous-rires homériques et l’insondable amertume de Daniel rugissent autour de moi. Je pense souvent à lui, à son “étrangeté” qui lui servait de paravent, aux heures passées à discuter de sa vie au service du jeu ou de son inéluctable disparition, qui le hantait. Ces “madeleines” photosensibles seront-elles aussi vivaces lorsque l’intégralité de mes “boites à images” seront ingérées par un disque dur ?

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13/01/08 : mastodonte

Peut-on encore (se laisser) surprendre face à l’un des monuments les plus photographiés de la planète. Attention, le voilà !

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12/01/08 : ronde de nuit

Entre chien et loup, la cité s’électrise. Soudain, des ténèbres, un maton surgit pour verrouiller la ville. Existe-t-il une issue face à ce genre de vision ? Ou comment, derrière un regard évasif, se profile un sérieux besoin d’évasion !

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10/01/08 : l'homme invisible

Manu est l’accessoiriste. Ce qui, selon une nomenclature toute cinématographique, suppose qu’il ait l’œil sur tout !
Prêt à bondir, il dissèque chaque angle vu, puis détaille et asservi sa colonie d’objets. A la demande, déplace avec grâce revues et mobilier léger, et la grimace billard ou canapé armé. Puis s’efface. Une tête d’enfant velu prolongé par deux pognes d’équarrisseur ardu. Méfiance : cet homme au sourire désarmant affirme, sans relâche, vouloir ma place…

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09/01/08 : illusionniste hilare

Sa définition de notre métier ? “Le photographe doit être comme un dentiste : travailler vite, et sans faire mal… !”
Venu sur le tournage tirer le portrait de François-Xavier Demaison, alias Coluche, pour “Paris-Match”, Jean-Marie Périer a immédiatement accepté de “brouiller les cartes” devant mon objectif, selon une mise en scène instaurée ce matin même pour immortaliser les copains de l’équipe, à quelques jours de la fin du film. Merci, jeune homme !

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08/01/08 : figure de proue

Lui, c’est le patron.
Cent fois par jour, sur le plateau, le metteur en scène doit répondre aux interrogations, suggestions, doutes, critiques, fusant de toutes parts. Cent fois par jour, impatient, celui-ci hurle “moteur”, à vide, espérant bousculer la lourde machine d’un tournage, ou en conjurer l’inertie. Demain, ce sera pareil. A force, les équipiers d’Antoine l’ont surnommé ACDC.

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01/01/08 : ouvrir l'œil !

Ce matin, j’ai un œil qui ne marche pas très bien, alors il ne faut pas me parler trop fort !

Aux premières heures de cette nouvelle année, la première phrase de ma fille My-Lan (trois ans et demi) résonne bizarrement dans ma tête : c’est exactement ce que je ressens, parfois, à propos de mon métier. Mais cette réflexion enfantine et poilante provoque un déclic en moi : cette année, c’est dit, je vais tenir au quotidien un journal photographique. Enfin essayer !

Une photo chaque jour. Pour raconter quoi ? Justement, on verra bien…

Dans l’après-midi, nous partons admirer les vitrines de fameux “grands magasins”. Devant celle où une meute d’ours blancs flashent sans interruption, elle se fige, hypnotisée, cherchant peut-être à comprendre le pourquoi et le comment du gagne-pain de son papa. Là encore, ses interrogations paraissent rejoindre les miennes. Parfois je me demande si, dans notre monde pourtant désormais gavé d’images, le photographe ne va pas, paradoxalement, rejoindre l’ours blanc au rayon des espèces en voie d’extinction ?

Bonne Année à tous… Rendez-vous dans 365 images, peut-être que j’y verrai plus clair !

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