20/01/08 : l'histoire d'un mec, point final

Le dernier plan, de la dernière scène, de l’ultime jour de prises de vue. Sentiments mélangés, entre fraternité exacerbée et grosse fatigue. Une seule certitude : Coluche, le “vrai”, celui dans l’univers duquel nous avons “vécu” et auquel nous avons tous consacré (au minimum) les trois derniers mois, nous manque cruellement. Par ricochet, frémit déjà un sentiment de vide face à la disparition programmée de celui qu’a incarné le comédien François-Xavier Demaison, devant nos yeux souvent ébahis. Merci au cinéaste d’avoir su créer ce doux mirage ! C’est l’histoire d’un film…

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17/01/08 : pirouette

Difficile de passer le plus clair de la journée dans un vase clos, et parvenir à ne rien en montrer. Alors voici une image que vous ne verrez pas dans le film “Coluche”. Flottant trop haut dans le “ciel” du hangar, ce cosmonaute ne cadrait plus dans la délirante séquence 31, dite de la “savane africaine”. Cut.

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10/01/08 : l'homme invisible

Manu est l’accessoiriste. Ce qui, selon une nomenclature toute cinématographique, suppose qu’il ait l’œil sur tout !
Prêt à bondir, il dissèque chaque angle vu, puis détaille et asservi sa colonie d’objets. A la demande, déplace avec grâce revues et mobilier léger, et la grimace billard ou canapé armé. Puis s’efface. Une tête d’enfant velu prolongé par deux pognes d’équarrisseur ardu. Méfiance : cet homme au sourire désarmant affirme, sans relâche, vouloir ma place…

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09/01/08 : illusionniste hilare

Sa définition de notre métier ? “Le photographe doit être comme un dentiste : travailler vite, et sans faire mal… !”
Venu sur le tournage tirer le portrait de François-Xavier Demaison, alias Coluche, pour “Paris-Match”, Jean-Marie Périer a immédiatement accepté de “brouiller les cartes” devant mon objectif, selon une mise en scène instaurée ce matin même pour immortaliser les copains de l’équipe, à quelques jours de la fin du film. Merci, jeune homme !

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08/01/08 : figure de proue

Lui, c’est le patron.
Cent fois par jour, sur le plateau, le metteur en scène doit répondre aux interrogations, suggestions, doutes, critiques, fusant de toutes parts. Cent fois par jour, impatient, celui-ci hurle “moteur”, à vide, espérant bousculer la lourde machine d’un tournage, ou en conjurer l’inertie. Demain, ce sera pareil. A force, les équipiers d’Antoine l’ont surnommé ACDC.

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04/01/08 : pas de quartier

Studios SFP de Bry-sur-Marne, 35ème jour de tournage de “Coluche”. L’armada des techniciens du film, emmenée par l’amiral Antoine de Caunes, s’apprête à “mettre en boite” un dîner qui dégénère en massacre alimentaire. Choux devant : la matière grise va bientôt céder le terrain à la matière grasse !

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