14/11/08 : Gustave Courbet

Trois ventes aux enchères, où certains tirages ont battus des records absolus, n’ont pas suffit à disperser l’immense collection de photographies anciennes rassemblées (souvent sauvées de l’ignorance et parfois de la destruction) par Marie-Thérèse et André James depuis les années 50. Toute la “préhistoire” de la photographie y figurait. Contre toute attente, cette quatrième vente chez Sotheby’s recèle encore quelques trésors… Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller tâter quelques vestiges centenaires, comme ce lot n°169 contenant seize portraits du sulfureux peintre de L’origine du monde.
(le peintre) (les collectionneurs) (les trésors)

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11/11/08 : manège

Ronde de jour à la patinoire Pailleron (75019).

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01/02/08 : l'arbre qui cache la photo

Comme souvent chez les photographes, Christophe déteste se retrouver du côté face de l’image. Plume rigoureuse assortie d’un regard d’une grande liberté, il est l’auteur d’un bouquin colossal sur les plus vieux arbres du monde, intitulé Les Patriarches. Mais, chut… Ne l’ébruitez pas trop fort : cet ancien rédacteur en chef d’un mensuel de cinéma (qui commence par S et finit par O) est de nature très discrète. Respect ! (cliquez ici)

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31/01/08 : chez le magicien

Le regard était posé là. Entre deux lampées d’un excellent vin du Jura, dégusté chez mon voisin Eric, cette photographie signée Gilles Ehrmann m’a attirée. Je ne connaissais rien à Ghérasim Luca. Ni au vin jaune d’ailleurs…
Reparti avec son “Héros-Limite” sous le bras, chaloupé par l’alcool, je découvre avec délice la fulgurante finesse et l’esprit renversant d’un poète revendiqué apatride et “hors la loi” (cliquez ici). A déguster sans modération !

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28/01/08 : péremptoire

Cochon ou non, l’objet photographique sera-t-il un jour frappé du syndrome “date limite de consommation” ?

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16/01/08 : mémoire vive

L’écrivain François Jonquet est venu voir mes portraits de Daniel Emilfork, pour la couverture d’un livre qu’il lui consacre.
Tout tient dans une boite Kodak 24/30 : les négatifs, planches contactes et tirages de quatre séances faites entre 1996 et 2001. En les parcourant, les mots raffinés et graves, l’improbable accent, les fous-rires homériques et l’insondable amertume de Daniel rugissent autour de moi. Je pense souvent à lui, à son “étrangeté” qui lui servait de paravent, aux heures passées à discuter de sa vie au service du jeu ou de son inéluctable disparition, qui le hantait. Ces “madeleines” photosensibles seront-elles aussi vivaces lorsque l’intégralité de mes “boites à images” seront ingérées par un disque dur ?

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13/01/08 : mastodonte

Peut-on encore (se laisser) surprendre face à l’un des monuments les plus photographiés de la planète. Attention, le voilà !

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09/01/08 : illusionniste hilare

Sa définition de notre métier ? “Le photographe doit être comme un dentiste : travailler vite, et sans faire mal… !”
Venu sur le tournage tirer le portrait de François-Xavier Demaison, alias Coluche, pour “Paris-Match”, Jean-Marie Périer a immédiatement accepté de “brouiller les cartes” devant mon objectif, selon une mise en scène instaurée ce matin même pour immortaliser les copains de l’équipe, à quelques jours de la fin du film. Merci, jeune homme !

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01/01/08 : ouvrir l'œil !

Ce matin, j’ai un œil qui ne marche pas très bien, alors il ne faut pas me parler trop fort !

Aux premières heures de cette nouvelle année, la première phrase de ma fille My-Lan (trois ans et demi) résonne bizarrement dans ma tête : c’est exactement ce que je ressens, parfois, à propos de mon métier. Mais cette réflexion enfantine et poilante provoque un déclic en moi : cette année, c’est dit, je vais tenir au quotidien un journal photographique. Enfin essayer !

Une photo chaque jour. Pour raconter quoi ? Justement, on verra bien…

Dans l’après-midi, nous partons admirer les vitrines de fameux “grands magasins”. Devant celle où une meute d’ours blancs flashent sans interruption, elle se fige, hypnotisée, cherchant peut-être à comprendre le pourquoi et le comment du gagne-pain de son papa. Là encore, ses interrogations paraissent rejoindre les miennes. Parfois je me demande si, dans notre monde pourtant désormais gavé d’images, le photographe ne va pas, paradoxalement, rejoindre l’ours blanc au rayon des espèces en voie d’extinction ?

Bonne Année à tous… Rendez-vous dans 365 images, peut-être que j’y verrai plus clair !

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