
Il y a des jours où le ciel nous tombe vraiment sur la tête. Pourtant plus personne ne songerait à prendre l’expression au premier degré. Mes pas se détournent souvent vers la rue Piat, à mes yeux le plus beau panorama parisien. Ici, rares sont les touristes mais, chaque soir, au minimum une quinzaine de Gaulois -des néos, des vieillots, des bobos, des pas jojos… – s’agglutine et fait son miel du divin spectacle. Une fraternité silencieuse de contemplatifs.

Trop de pieds foulent, chaque été, la fine bande de plage. Les dunes, remparts et piège à sables naturels, s’affaissent. Le vent en profite pour éjecter le précieux minéral hors de la zone touristique, et l’eau pour grignoter ledit littoral. Plutôt que de voir fondre ses plages légendaires, la mairie a décidé de s’attaquer à la source même du problème : la mer !
En faisant fleurir des tas de pierre. Bientôt une liaison directe Saintes-Marie-de-la-Mer/Barcelone en 4×4… Par la digue ?

Journée triste, terne, humide. Jusqu’à ce que deux rayons de soleil déclenchent l’électrochoc. Une pensée fugitive ce matin pour Marie et Manda (Simone Signoret et Serge Reggiani) en passant, par hasard, devant la maison de la rue de Cascades ayant servi de décor à “Casque d’or”. Et ce soir, sortant d’un rendez-vous rue de la Tour d’Auvergne, les voilà, grandioses, s’affichant à travers la vitrine d’un imprimeur de quartier. Un véritable flash… back to 1952 !

Il est pénible, douloureux, dégueulasse, d’apprendre en venant chercher son bambin à la sortie de la maternelle que deux fillettes de l’école sont sur le carreau, leurs mamans “sans-papiers” ayant été arrêtées dans la journée. Rendez-vous a été pris avec d’autres parents pour manifester notre colère à 18h, à l’appel de RESF (pour plus d’infos cliquez ici).
Je ne me passionne ni pour la politique, ni pour les chiffres, mais quand les deux sont accolés, on marche sur la tête !

Etre en vacance ne signifie pas prendre des vacances. Chercher du boulot ? KO aujourd’hui, demain peut-être…

Pistolet nucléaire au poing et ordinateur à la hanche, c’est “Ghostbuster” dans la cave de l’immeuble. Renseignement pris, derrière son allure de guerrier high-tech, Halim, soldat de la lutte contre le saturnisme est un pacifique, ascendant lunaire, doublé d’un cinéphile émotif. Encore tout retourné à l’évocation de sa première toile, “Peter Pan”.

Peut-on encore (se laisser) surprendre face à l’un des monuments les plus photographiés de la planète. Attention, le voilà !

Entre chien et loup, la cité s’électrise. Soudain, des ténèbres, un maton surgit pour verrouiller la ville. Existe-t-il une issue face à ce genre de vision ? Ou comment, derrière un regard évasif, se profile un sérieux besoin d’évasion !

Un lendemain de fêtes, même les bennes en polyéthylène ont la gueule de bois.
Spécialisé en portrait et en reportage, il alterne ou associe texte et photo. Passionné de cinéma, il collabore à la rédaction de Studio Magazine depuis 1994 et se forge, depuis le début de la décennie, une « filmographie » en tant que photographe de plateau. Depuis peu, il associe texte et image en réalisant des making-of sur les tournages de cinéma. Passionné de rugby, il interviewe et photographie d'autres fêlés de l'ovale pour le magazine Attitude Rugby depuis 2006.